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Le secteur de la santé en Suisse

Un important pilier économique pourvoyeur d'emplois

Le système de santé, tous prestataires de soins inclus, avec les entreprises pharmaceutiques, occupe plus de 365’000 personnes; c’est le plus gros employeur de Suisse. Ces emplois se traduisent par des dépenses ou des coûts qu’il s’agit de financer mais également par des investissements, un savoir-faire et des retombées qui contribuent à la prospérité de notre pays. Ce dossier présente  les chiffres clés de cet important secteur économique et montre ainsi la contre-valeur  substantielle des 22 milliards de francs de primes payées pour l’assurance obligatoire des  soins. Dans une deuxième partie, nous démontrons que primes et coûts suivent une évolution rigoureusement parallèle.

La plupart des emplois du domaine de la santé sont hautement qualifiés: médecine, soins, recherche pharmaceutique, services, infrastructures, technologies de l’information (IT). En cela, ce secteur apporte une contribution importante à l’attractivité de notre pays et participe de sa compétitivité internationale, au même titre que son système de formation ou ses infrastructures de transport. Illustrons ce propos au travers de quelques chiffres sur les emplois et les perspectives liées à ce secteur d’activités.

Faits et chiffres

Les primes suivent rigoureusement l'évolution des coûts de la santé

En ce moment où vous recevez les montants de vos primes d’assurance-maladie, il nous a paru utile d’expliquer les mécanismes de fixation des primes dont l’évolution est étroitement liée à celle des frais de soins. Chiffres à l’appui, nous démontrons que prestations et primes suivent une courbe rigoureusement parallèle  et que les frais généraux des assureurs-maladie sont maîtrisés.

Le travail de l’assureur-maladie consiste à encaisser des primes lui permettant de rembourser, après contrôle, les frais de santé de ses assurés.

Comment se calcule la prime?

Il faut savoir que les recettes d’un exercice servent à couvrir les charges de ce même exercice. Autrement dit, les primes de l’année doivent permettre de rembourser les frais de soins de cette même année. Le montant de la prime d’assurance obligatoire des soins (AOS) doit être communiqué à l’OFSP (Office fédéral de la santé publique) au 31 juillet de l’année précédant l’introduction de la nouvelle prime. Pour cela, l’assureur se base sur:

  • le montant des prestations versées aux assurés durant les premiers mois de l’année en cours
  • la projection des coûts prévisibles pour l’année à venir
  • sa situation financière (état de ses réserves ou fonds propres)
  • les modifications de l’environnement légal (modification du mode de financement, nouvelles prestations à prendre en charge, hausse des tarifs, etc)
  • ses frais administratifs.

L’assureur-maladie doit donc faire des projections sur l’évolution des coûts, estimations qui peuvent s’avérer trop optimistes ou trop pessimistes. C’est là qu’intervient le rôle stabilisateur des réserves. Si les primes sont plus élevées que les coûts, les excédents sont versés dans ces fonds propres qui seront pris en compte dans le calcul des primes de l’année suivante. Si les primes sont trop basses, il en découlera une insuffisance de financement qui obligera l’assureur à puiser dans ses réserves pour pouvoir continuer à rembourser les factures des fournisseurs de soins. Cela est démontré par le fait que depuis l’introduction de la LAMal en 1996 et jusqu’en 2010, la branche de l’assurance-maladie a enregistré 7 exercices d’exploitation déficitaires, 7 exercices excédentaires et un exercice en parfait équilibre. Le cumul des résultats d’exploitation de ces quinze années affiche un déficit de 866 millions de francs.

Pour illustrer la situation, nous présentons une série de tableaux qui présentent les principaux chiffres clés de l’assurance obligatoire des soins.

Les frais administratifs

Les frais administratifs pour l’assurance de base se sont constamment réduits entre 1996 et 2010, passant de 8,6% des primes encaissées à 5,5%. Ce sont les seuls coûts du système de santé qui ont pu enregistrer une baisse significative.

Les réserves

Les réserves ou fonds propres durant cette même période sont restés stables, en francs par assuré, (Fr. 395.– en 1996 – Fr. 400.– en 2010) mais ils ont enregistré une forte réduction en pourcent du volume de primes encaissées, passant de 25,7% en 1996 à 14,1% en 2010. Cela représente une réserve d’à peine 2 mois de primes pour permettre aux assureurs-maladie de garantir la sécurité financière et les engagements à l’endroit des assurés.

Conclusion

Ces chiffres indiquent que le système de santé et celui de l’assurance-maladie, dans leur ensemble, sont en équilibre. Les primes prélevées par les assureurs-maladie et les prestations qu’ils remboursent aux professionnels de la santé évoluent de manière strictement parallèle, alors que les frais de gestion de l’assurance de base sont maîtrisés et ne représentent qu’une petite partie des dépenses du système de santé. Le 95% de la dépense va à la couverture des frais médicaux.

Article tiré du journal des assurés LOGIN
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