À quoi reconnaît-on une bonne assurance indemnités journalières en cas de maladie ?
24 septembre 2026 | commentaire(s) |
Jonas Bühler
Les entreprises qui recherchent une assurance indemnités journalières en cas de maladie (IJM) adaptée ont intérêt à examiner non seulement le prix, mais également toute une série de critères de qualité. Trois questions méritent une attention particulière : les responsabilités sont-elles clairement définies ? Les spécificités de chaque dossier sont-elles prises en compte ? Et l’assureur s’adapte-t-il à l’organisation et aux besoins de ses clients ?
Lorsqu’un collaborateur est absent en raison d’une maladie, l’entreprise est tenue de continuer à lui verser son salaire. Pour remplir cette obligation, elle dispose généralement d’une assurance indemnités journalières qui prend en charge une grande partie des démarches administratives et effectue les versements après un délai d’attente fixé contractuellement. À première vue, cela ressemble à une simple formalité sans grande marge de manœuvre. Et pourtant, il vaut la peine, en particulier pour les PME, de comparer les offres des assureurs, car il existe des différences significatives qui peuvent peser lourd dans le cadre d’un instrument aussi essentiel que l’assurance indemnités journalières en cas de maladie.
Lorsqu’on compare les offres, le premier réflexe est souvent de regarder le prix. Cela vaut aussi bien dans le domaine des assurances sociales que dans celui de la mode ! On oublie alors vite qu’une assurance indemnités journalières en cas de maladie est bien plus qu’un simple contrat commercial. Il s’agit avant tout d’accompagner des personnes, et c’est donc la qualité de cet accompagnement qui détermine si chaque situation se solde par un dénouement favorable pour les salariés concernés et leurs employeurs. Plusieurs aspects devraient ainsi être pris en compte dans l’évaluation.
1. Un interlocuteur central
Pour les responsables RH, il est avantageux de pouvoir s’adresser à une seule personne de référence au sein de l’assureur, compétente et responsable du suivi des déclarations de maladie. Le gestionnaire de sinistres ne se limite pas à vérifier les certificats médicaux et à déclencher les paiements. Cette personne joue en effet un rôle de plaque tournante centrale entre les différents acteurs impliqués. La tâche principale de ce spécialiste consiste à évaluer correctement chaque situation et à poser les bonnes questions au bon moment. Cet interlocuteur clé doit donc combiner une bonne connaissance de l’entreprise concernée, une solide compréhension des aspects médicaux, un savoir-faire en matière d’assurance ainsi qu’une grande expérience pratique et beaucoup de tact.
2. Éviter le traitement standardisé
Bon nombre de questions relatives à l’incapacité de travail des collaborateurs ne peuvent, par nature, faire l’objet d’une réponse standardisée car chaque situation est unique. Ainsi, une incapacité de travail ne peut souvent pas être évaluée sur la base d’un seul diagnostic. De même, l’option d’une reprise progressive du travail ne peut être évaluée sans connaître le cahier des charges de la personne assurée. Ce qui vaut pour le traitement des dossiers s’applique également aux principes fondamentaux de la collaboration entre l’employeur et l’assureur : un bon assureur se distingue par sa capacité à adapter ses processus aux besoins et à l’organisation de l’entreprise afin de garantir une collaboration sur mesure et efficace.
3. Une communication adaptée aux besoins
Les modalités d’une collaboration efficace peuvent varier considérablement d’un client à l’autre. Un élément essentiel est la mise à disposition d’une interface simple permettant d’effectuer efficacement les tâches administratives. Par ailleurs, une communication adaptée aux besoins spécifiques et à l’organisation du client, revêt une importance particulière. Alors qu’une entreprise disposant d’un service RH important souhaite être informée en temps réel de l’avancement du dossier et privilégie donc un flux d’informations continu, une information ponctuelle lors de la réalisation de certaines étapes peut s’avérer plus pertinente pour une PME. En revanche, toutes les entreprises partagent la même attente : pouvoir évaluer le plus tôt possible si et quand les collaborateurs pourront reprendre leur activité, ainsi que les éventuels aménagements nécessaires sur le lieu de travail. Pour répondre à ces questions, l’expertise d’un Case Manager est essentielle.
L’approche intégrée du Groupe Mutuel
Le Groupe Mutuel dispose non seulement de spécialistes de la gestion des sinistres répondant aux critères mentionnés ci-dessus, mais il propose également un Espace client entreprise, offrant une interface conviviale pour le traitement des démarches administratives. Par ailleurs, le Groupe Mutuel réunit des compétences multidisciplinaires solides permettant aux entreprises de toutes tailles de mettre en place une gestion efficace des absences et une gestion durable de la santé en entreprise.
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Lorsque des collaborateurs sont absents en raison d’une maladie, toutes les entreprises partagent la même attente : pouvoir évaluer le plus tôt possible si et quand ils pourront reprendre leur activité.
Ce que dit la loi
En Suisse, il n’existe pas d’obligation générale pour les entreprises de souscrire une assurance indemnités journalières en cas de maladie. En revanche, elles sont soumises à l’obligation légale de maintien du salaire conformément à l’article 324a du Code des obligations. Si le contrat de travail dure plus de trois mois, l’employeur doit verser 100 % du salaire dès le premier jour et pendant une certaine période (les barèmes de Berne, Bâle ou Zurich s’appliquent ici). En revanche, s’il existe une assurance indemnités journalières en cas de maladie, le versement s’élève à 80 % du salaire assuré, versé après un délai d’attente et pendant 730 jours au maximum sur une période de 900 jours. Aucune retenue au titre des cotisations AVS/AI/APG n’est prélevée sur ces versements.
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