L’allergie et nous

01 avril 2019 | commentaire(s) |

Voir tous les posts de Tanya Lathion

De nombreuses personnes sont allergiques sans savoir exactement à quoi. Est-ce une ou plusieurs substances qui déclenchent les réactions allergiques? Certains traitent les symptômes au coup par coup, avec des comprimés, des gouttes pour les yeux ou des aérosols. Ces coups de pouce aident à traverser les saisons qui piquent les yeux plus ou moins facilement. Mais n’y aurait-il pas une vraie solution pour en finir avec les allergies?

Quand mon corps fait la drama queen

Nez qui coule, yeux rouges, plaques, éternuements. Tout ça pour ça? Franchement, on a un peu l’impression que notre corps sur-réagit. Il en fait trop et on en a gros. Voici ce qui se passe en nous, lorsque l’on est allergique:

Lors de la première rencontre entre notre corps et la substance, certaines cellules de notre système immunitaire décident que la tête de cette substance ne leur revient pas. Elles partent alors jacasser sur leur dos auprès d’autres cellules. Ces dernières vont alors tout raconter aux mastocytes de la peau et des muqueuses non pas en leur envoyant un sms mais des Immunoglobines E. À ce moment-là, nous ne ressentons rien mais la réputation de la substance est faite. Elle est personna non gratta dans notre organisme.

Alors que les substances revient vers nous, sans aucune mauvaise intention, les mastocytes les reconnaissent directement. Au lieu de leur refuser l’entrée gentiment, prétextant une soirée privée, les mastocytes dégainent leur pistolet à histamine et tirent à tout va.

Sauf que l’histamine, ce n’est pas innocent. Dans le nez, ça bouche et ça fait couler. Sur la peau, ça fait des plaques, et dans les poumons, ça rétrécit les bronches. C’est là que nous, on éternue, on a le nez qui coule, des plaques rouges et pire… de l’asthme.

La solution de l’hyposensibilisation

Le diagnostic avec des tests d'allergie pour déterminer quelles substances nos cellules ont prises en grippe coûte une centaine de francs et les tests sanguins le double. Par la suite, notre corps devra rencontrer l’allergène chaque semaine durant six semaines. L’assurance obligatoire des soins remboursera l’entier de ce processus.

Un ami, ça n’a pas de prix

Si les symptômes de l’allergie sont trop difficiles à vivre, on peut se rendre chez son médecin et envisager une thérapie : l’hyposensibilisation. On va ainsi rééduquer nos petites cellules impertinentes et leur apprendre à être gentilles avec tout le monde. Pour ce faire des rencontres régulières et progressives avec la substance. Au fil des injections, notre corps va apprendre à connaître l’allergène et oublier sa mauvaise première impression. Bien entendu, il ne va pas changer d’opinion du jour au lendemain mais dans 80% des cas, il finira par s’en faire un ami.

Liens intéressants:

A propos de l’auteur

Rédactrice Web

Voir tous les posts de Tanya Lathion

Commentaire(s) ()

Laisser un commentaire