Bouleau, cacahuètes et poils de chat, même combat

16 avril 2020 | commentaire(s) |

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Nez qui coule ou qui gratte, yeux qui piquent ou qui pleurent, éternuements, asthme, urticaire, gonflement des lèvres ou encore choc anaphylactique… ça fait rêver ? Non, mais si ça vous parle, alors il se pourrait que vous soyez sensibles à un allergène ou à un aliment de votre environnement. Peut-être votre chat, chien ou furet, les cacahuètes de l’apéritif ou alors ce satané bouleau du voisin ? Panorama des causes et remèdes à ces allergies souvent handicapantes pour 25 à 30 pourcents des Suisses.

Allergique ou intolérant?

Tout d’abord il serait bon de remettre l’église au milieu du village, ou le pollen sur le pistil si on préfère. Lorsque l’on parle d’intolérance ou d’allergie, on ne parle pas de la même chose.

En effet, une allergie active une réponse du système immunitaire. Donc que ce soit pour la cacahuète, le poil de chat ou le grain de pollen, l’intrus, aussi petit soit-il (un grain de pollen mesure environ le diamètre d’un cheveu), réveille le système immunitaire et engendre une réaction d’auto-défense. Cette réaction provoque justement les symptômes décrits plus haut.

Alors qu’une intolérance est une difficulté du tube digestif à assimiler certains aliments. Ce qui, hormis des symptômes liés à une mauvaise digestion, n’active aucune réaction immunitaire. La personne souffrant d’une intolérance alimentaire pourra être douloureusement gênée par un aliment. La personne allergique ingérant un allergène en grande quantité pourra, elle, risquer sa vie en cas de choc anaphylactique aigu.

Causes et remèdes

Sans surprise, les causes du « pourquoi sommes-nous allergiques ou intolérants ? » sont diverses et variées. Dans la seconde édition du GMmag de 2020 , se trouve quelques pistes des causes possibles. Les remèdes eux, peuvent être autant simples que contraignants. Pour un aliment, la réponse la plus aisée est la suppression de celui-ci. C’est encore l’option la plus efficace même si parfois compliquée à mettre en pratique. Tout en espérant qu’il ne s’agisse pas de votre plat préféré ou que l’allergène se retrouve dans quantité de préparations.

Concernant «Mistigris», vous pourrez le garder en vous faisant désensibiliser à ses poils (plus précisément : les acariens vivants sur ses poils). Ce procédé diminue ou annule votre réaction à l’allergène. Quant aux plantes, la prise d’antihistaminique reste à ce jour le meilleur moyen d’atténuer les effets incommodants des pollens. Mais aucun traitement durable n’existe encore.

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas de consulter votre médecin ou pharmacien en cas de doute, avant toute suppression d’aliment ou pour toute nouvelle médication.

En chiffres

  • 1 épi de fleurs contient environ 4 millions de particules de pollen
  • Les pollens de conifères (cèdre, if, sapin…) ne déclenchent aucune allergie
  • Seulement 5 aliments sont responsables de plus de 80% des allergies alimentaires
  • En Suisse, c’est le céleri qui pose le plus de réaction allergique dans la population
  • 1% de la population suisse est intolérante au gluten, appelée aussi: la maladie de Cœliaque -  cette maladie est d’origine génétique et donc héréditaire
  • 8% de la population est intolérante au lactose
  • L’intolérance au lactose touche 7 à 20% des Caucasiens et jusqu’à 90% des Asiatiques et Amérindiens
  • Entre 30 et 40% des allergiques souffrent d’allergies croisées (respiratoire + alimentaire)

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