L’hiver, on l’aime froid

22 janvier 2021 | commentaire(s) |

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Nous sommes homéothermes. C'est-à-dire que notre température, à l’intérieur de notre corps, doit rester à 37°, en juillet comme en janvier, pour que les réactions chimiques nécessaires à notre bon fonctionnement puissent se faire à une vitesse optimale.

Sacrée mécanique que ce métabolisme! Le froid, comme le chaud, entraîne des réactions à l’intérieur de nous. Lesquelles sont-elles et comment savoir si nous nous faisons du bien, au grand froid? Regardons tout cela de plus près.

La thermorégulation: petite astuce aux grands effets

Vous êtes du genre à faire hurler votre partenaire avec vos pieds gelés sous la couette? C’est normal. Comme le plus important est que le noyau de notre corps reste à 37°C, nous concentrons tous nos efforts sur cette zone. Lorsqu’il fait froid et qu’il faut fournir un effort de thermorégulation pour maintenir la zone-clé à la bonne température, les premières à être sacrifiées sont les extrémités. En janvier, c’est donc le festival des mains gelées et pieds glacés.

C’est l’hypothalamus, une partie de notre cerveau, qui est responsable de vérifier que la température du corps est bien égale à sa température de référence: 37°C. Si elle est en dessous, il active le plan « thermogénèse », ou fabrication de chaleur. Nous grelottons. Nos muscles se mettent à trembler pour produire de l’énergie.

C’est quoi, un refroidissement?

Contrairement à ce que son nom nous fait penser, le refroidissement n’est pas une conséquence du froid. Il est dû à des virus qui provoquent des maux de gorge, rhumes et autres symptômes gênants, sans être graves. Après avoir traversé 2020, on ne présente plus les virus. Mais ceux dont les symptômes sont regroupés sous le terme de refroidissement ont une particularité:

  • Le temps sec et froid prolonge leur survie hors du corps.

La suite, vous la connaissez certainement. Des rassemblements de personnes dans des espaces clos (pour se mettre au chaud) et les fameuses projections de petites gouttelettes en «blablatant» de la pluie et du beau temps.

Alors, le froid n’affaiblit-il pas du tout notre organisme? Ce n’est pas tout à fait vrai:

  • L’air froid et sec rend la muqueuse nasale plus vulnérable, face aux virus.
  • Nos muscles sont affaiblis par le mécanisme de fabrication de chaleur et leur effort de tremblement.
  • Courir tout nu dans la neige n’est alors pas la meilleure idée, si nous voulons éviter d’attraper un vilain virus ou de se blesser.

Et la cryothérapie dans tout cela?

La cryothérapie utilise le froid pour soigner le corps. Plongé à -150°C durant un court moment, nous stimulons nos mécanismes de thermorégulation, comme la contraction des vaisseaux, et en tirons les bénéfices sans aller jusqu’au moment où ils nous affaiblissent. Cette méthode a des effets antioxydants, antidouleurs et anti-inflammatoires.

Le froid n’est donc pas à accabler de tous les maux. En le dosant convenablement, on peut en tirer une multitude de bénéfices. Mais une exposition prolongée nous affaibli. Cela nous expose aux blessures et nous rend vulnérables face à certains virus. Pour profiter du froid, en hiver, on s’aère mais on sort couvert.

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